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COMMUNIQUÉ CRIIGEN - CONSOMMATEURS PAS COBAYES !

Posted by Bernard Astruc
Bernard Astruc
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Hors ligne
le mercredi, 27 novembre 2013 dans Activités

                         

 

UN MORATOIRE OGM : J’AIME !

NOUVEAU COMMUNIQUÉ CRIIGEN – CAMPAGNE « CONSOMMATEURS PAS COBAYES ! » :
OGM par TRANSGÉNÈSE et OGM par MUTAGÉNÈSE

 

OGM ET PESTICIDES : VERS UN NOUVEAU SCANDALE SANITAIRE

Un OGM (Organisme Génétiquement Modifié) est un être vivant (animal, plante, microbe) dont le patrimoine génétique a été artificiellement changé.

IL EXISTE 2 GRANDS TYPES D’OGM RELEVANT DE 2 LÉGISLATIONS DIFFÉRENTES :

1. Ceux qui sont faits pour rester en ESPACE FERME (ex. pour la recherche,  pour fabriquer des médicaments…). Ils constituent des outils au service des chercheurs pour acquérir de nouvelles connaissances dans le domaine de la biologie ou pour des applications médicales ou pharmaceutiques, et ne sont pas (ou peu) sujets à la controverse.

2. Ceux qui sont diffusés DANS L’ENVIRONNEMENT  (ex. en plein champ) et/ou utilisés dans l’alimentaire. Ils sont au cœur de l’essentiel des débats notamment à cause des risques mal évalués sur l’environnement et la santé.

 

Depuis leur première utilisation commerciale en 1995, tous les OGM en milieu ouvert sont des plantes alimentaires. Présentées comme un outil incontournable pour  résoudre la faim dans le monde, elles ne peuvent au contraire qu’asservir les paysans du monde entier en les plaçant sous la tutelle des firmes semencières par le biais des brevets dont ces plantes font l’objet. Malgré les grandes promesses de fabriquer des plantes adaptées à la sécheresse,  à la salinité des sols, capables de fixer l’azote de l’air… il ne s’agit, depuis 1995, que de plantes créées pour absorber des pesticides sans mourir (herbicides) ou pour les produire (insecticides). Elles en contiennent donc toutes : ce sont des éponges à pesticides.

Les animaux qui mangent ces plantes absorbent ces pesticides, et les humains qui mangent ces plantes ou ces animaux absorbent donc aussi ces pesticides qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Et contrairement à ce qu’affirment les firmes semencières, les cultures de ces OGM nécessitent de plus en plus d’épandages massifs de pesticides.

Par exemple, les plantes tolérantes à l’herbicide Roundup (essentiellement des sojas et des maïs) représentent 80% des OGM agricoles et sont faites pour être arrosées de Roundup, le premier pesticide du monde, sans en mourir. De plus certaines adventices comme l’amarante présentent maintenant une tolérance au Roundup ce qui oblige les agriculteurs à augmenter les doses ou à faire des mélanges encore plus toxiques avec d’autres herbicides !

Les 20% restants (appelés « Bt ») produisent en permanence dans leurs cellules un nouvel insecticide, qui va donc lui aussi se retrouver dans l’alimentation animale ou humaine. Non seulement cet insecticide est abondamment diffusé dans le sol par les racines, mais cela n’évite en rien l’utilisation d’autres pesticides. Il faut préciser là encore que les insectes développent eux aussi des résistances (c’est notamment le cas de la pyrale du maïs) nécessitant l’utilisation de plus fortes doses ou de mélanges plus toxiques pour les faire mourir !

Certaines plantes comme le maïs Smarstax possèdent jusqu’à 8 gènes de tolérance ou de production de pesticides.

Concernant la santé, les autorisations de ces OGM agricoles et des à pesticides associés s’appuient sur des évaluations très incomplètes et sans aucune transparence, voire sur aucune évaluation du tout. Celles-ci ne concernent en effet que les OGM agricoles dits « transgéniques », c’est-à-dire dont la modification génétique résulte de l’introduction dans la plante d’un ou plusieurs gènes provenant d’une autre espèce (le plus souvent une bactérie). Mes des plantes tolérant des herbicides sont aujourd’hui obtenues par une autre technique appelée la mutagenèse (qui consiste à modifier les gènes par des agents chimiques). Les plantes mutées qui en résultent, bien que reconnues comme étant des OGM, échappent à la réglementation européenne du fait qu’elles ne sont pas transgéniques. Ce sont essentiellement  des tournesols et des colzas qualifiés très justement d’OGM cachés.

Les évaluations des plantes transgéniques sont faites sur des périodes dangereusement courtes (3 mois au mieux sur des rats, modèle commun de laboratoire, au lieu de 2 ans, leur vie entière), qui ne permettent pas d’appréhender les éventuels effets chroniques. De plus, les résultats, par exemple les analyses de sang, sont maintenus totalement confidentiels pour des raisons de secret industriel et de propriété intellectuelle, empêchant ainsi toute contre-expertise.

Les premiers travaux indépendants, réalisés sur 2 ans par le Professeur Séralini et son équipe, démontrent pourtant des effets toxiques mortels notamment sur les foies et les reins, avec de grosses tumeurs mammaires. Cette étude a reçu le soutien de nombreux scientifiques internationaux, et n’a été désavouée que par des agences d’expertise juges et parties qui ont contribué elles-mêmes — directement ou indirectement — à l’autorisation des produits incriminés, ou des experts autoproclamés dont les liens avec les industriels des semences ou des pesticides sont avérés. Sa publication n’a d’ailleurs pas été retirée de l’édition scientifique, ni la réponse des auteurs aux détracteurs qui a été publiée en Janvier 2013 par la même revue et ce malgré toutes les tentatives et pressions des  détracteurs, pressions allant jusqu’à faire en sorte que soit nommé, au bureau éditorial du journal scientifique en question, un nouvel éditeur associé en charges des biotechnologies. Il s’agit de Richard Goodman qui a travaillé 7 ans pour Monsanto !

Bien que reconnaissant la nécessité de faire des études à long terme les agences d’évaluation ont refusé de reconsidérer les autorisations des produits incriminés par l’étude du Pr. Séralini (dont le Roundup). Elles continuent de faire confiance aux industriels des OGM et des pesticides qui font leurs propres tests concluant à l’innocuité de leurs produits.

Des études de long terme financées par l’Europe et la France devraient toutefois avoir lieu, même si elles ne consistent pas, contrairement à ce qui est affirmé, à reproduire l’étude du Pr. Séralini, puisqu’il ne s’agit en aucun cas d’études toxicologiques.

Pendant ce temps, les OGM et le Roundup continuent à être autorisés à la consommation animale et humaine. Le principe de précaution est ainsi bafoué.

Les OGM agricoles et les pesticides posent de graves problèmes de santé publique, et leur mise sur le marché constitue donc une mise en danger de la vie d’autrui.

La campagne - pétition nationale « Consommateurs pas cobayes! » http://action2.bioconsomacteurs.org diligentée et soutenue par de très nombreuses personnalités et associations, reprend tous les problèmes évoqués ci-dessus.

Elle a vocation à recevoir des centaines de milliers de signatures pour l'obtention d'un moratoire destiné à faire respecter le principe de précaution au profit des consommateurs.

Campagne nationale « Consommateurs pas cobayes ! »

Site http://bioconsomacteursprovence.com/actions/petition.html

Facebook https://www.facebook.com/pages/Consommateurs-pas-cobayes/403949949711056

Version papier téléchargeable sur 
 

 

 

 

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